De belles pensées imagées pour 2012

 

Si vous regardez bien, vous verrez, je suis sur la photographie !

Au vent d’hier !

 

Je n’étais que le reflet de moi-même

Depuis toi, je ne suis plus qu’un souvenir

Qui vole au vent d’hier, au gué des sourires

Et des visages qui rejouent notre scène

Hypocrisie de la règle d’or !

La « règle d’or » permettrait d’inscrire dans la Constitution un retour progressif à un équilibre budgétaire…

Inventée par les suisses en juin 1929, cette règle fait figure aujourd’hui de panacée. Mais il faut prendre garde à la sémantique.

Une règle c’est un principe, une vertu morale ou un instrument de mesure. Les citoyens mesurent très bien la difficulté du quotidien, ils n’ont pas besoin d’indicateur stérile. En revanche, ils aimeraient que leurs représentants fassent preuve de vertu, et suivent, s’obligent à valider des exigences de droiture…

Le thermomètre ne fait pas baisser la fièvre, mais il la mesure très bien !

En mémoire de Lee Zeitouni

 

Pour Lee Zeitouni et sa famille,

 

Lee a été tuée par deux français conduisant un 4×4, à Tel-Aviv, le 16 septembre 2011, elle avait 25 ans et était professeure de gymnastique.

Mourir à 25 ans, sans que les meurtriers ne pensent à autre chose, que leur avenir immédiat. Pour ne pas croupir en prison 20 ans, loin de leur famille, les deux français ont choisi la fuite, faisant le pari de 7 ans de prison en France.

Si je devais un jour percuter une personne, ma première réaction ne serait pas de calculer ma peine future, mais de porter assistance à la victime.

On comprend bien à qui on a affaire, des égoïstes aveuglés par leur amour-propre et accordant peu de valeur à la vie humaine.

 On nous dit que le droit français ne permet pas l’extradition de nationaux vers un autre pays pour y être jugés, je dis que quand ce pays est une démocratie, cette impossibilité est inique.

S’ils doivent être jugés, ils préfèrent l’être en France, dit leur avocate. Mais la question n’est pas de savoir s’ils doivent, mais ce qu’on doit à la victime et à sa famille.

Car il y a l’homicide involontaire mais aussi le délit de fuite (après avoir grillé un feu rouge); pour moi, la question de leur jugement en Israël ou selon la loi israélienne ne se pose même pas.

Imaginez votre enfant agonisant ou mort sur le passage censé le protégé et son meurtrier chercher l’asile dans sa mère patrie…

Le droit ne devrait pas permettre une telle situation !

 

Tu sais que je vais mourir, fils ?

« Tu sais que je vais mourir, fils ? »

Je ne sais rien de ce pays, j’y ai fais de la randonnée, j’y ai bu de la Guinness, j’ai aimé ses paysages, mais j’ai raté l’essentiel, l’âme des irlandais, leur beauté simple et chaleureuse.

Sorj Chalandon nous touche au-delà des mots, il nous donne un peu de la force qui donne la victoire aux faibles.

Sinn Féin, en gaélique, nous-mêmes.  Les irlandais se libéreront par eux-mêmes. 

Si vous n’avez pas lu « Mon traître », paru en 2008, vous ne connaissez pas encore, Antoine, le petit français, amoureux d’une histoire qui n’est pas la sienne. Et finalement, il est chacun de nous face au destin de Tyrone Meehan, fasciné par une existence hors du commun. Il ira le voir une dernière fois à Killybegs pour lui poser la seule question qui vaille la peine, et qui pourrait lui en faire, celle de leur amitié.

Je pleure des larmes d’homme, chaque fois que je relis et que je vis avec toutes les fibres de mon être, cette scène déchirante de l’adieu des amis pour la vie. Je sais, j’ai perdu mon ami de vie, il y a longtemps maintenant, mais je suis Antoine se serrant contre ce corps rustique et ce vieux pull de laine.

« _ Tu ne m’as pas répondu, a murmuré Antoine.

J’étais glacé, corps tombeau. J’ai eu mal. Une douleur vive, un couteau planté de la gorge au cœur. Et j’ai ouvert mes bras. A lui, à Jack qui me manquait »

Une étreinte étrange, comme un aveu de trahison, mais de quelle trahison? Non pas celle de l’IRA, celle d’une amitié faite de tourbe, de bière brune, de froid humide et de fumée, celle qui empeste les sentiments confus et les chemins boueux.

Le plus beau moment de ce livre, peut-être quand Tyrone croise les yeux de la fille de O’Doyle, ce regard pur, rempli de bonheur simple et d’espoir aussi.

«  Lorsque Mike a tiré le rideau sur les yeux de sa fille, j’ai fermé les miens. Je garderais cet instant. Cette insouciance, cette innocence, et cet amour pour moi. »

Denis Donaldson qui a inspiré le roman est mort en 2006, sur la photo qui commence cet article, il est sur la gauche de Bobby Sands un des martyrs des grèves de la faim faisant suite au mouvement sans résultat du Dirty protest.

Le traître et le héros sur la même photographie, si près et si loin désormais. La mort de Tyrone et celle de Donaldson se ressemblent, brutales et froides.  Mais ils étaient morts depuis longtemps et respirent depuis dans le silence et la paix de leur pays.

On dévore ce livre car on a faim d’humanité. Si la trahison nous fait si mal, c’est que nous nous en savons capables. Choisir une existence c’est nécessairement se tromper soi-même, c’est accepter l’inacceptable.

 « J’ai tellement peur… », les derniers mots de Tyrone ne sont pas destinés à ces bourreaux, mais à son histoire…

Le retour à Killybegs, c’est le retour à soi plus que le retour chez soi !

« J’ai salué mon retour. Les malheurs de ma mère. Les poings de mon père. J’ai revu mes frères, mes sœurs, entassés dans le grand lit, par terre sur les paillasses. J’ai compté leurs ombres dans l’obscurité. Salut à tous, mes amours. La nuit va être longue. La plus longue nuit qu’un homme ait vécue. Et même s’il se relève, le jour ne viendra plus. Ni le printemps, ni l’été, rien d’autre que la nuit. »

Des matins de Jasmin

J’ai couru à perdre haleine

Mais jamais je n’ai réussi

A renouer avec la peine

D’avoir sous tes cheveux brunis

Senti couler dans mes veines

La force de ton amour brûlant

Les promesses qui enchaînent

Et les réveils haletants

Je reviens encore et toujours

Dans les pas de cette moisson

A chaque instant je savoure

La joie d’avoir sous ta main

Dans ton regard frisson

Savourer des matins de jasmin

 




Auteur:

quidelombre

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Tempus Fugit

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