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L’homme ne veut pas rester tel que la nature l’a fait.

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Je suis un barbare… La pratique du piercing (body piercing) remonte à l’antiquité… C’était pour les esclaves (boucle d’oreille) la marque de la servitude. Ensuite le piercing est devenu le signe d’une communauté. Celle des femmes, des rebelles (à gauche), des homos (à droite), des « Punk », des artistes… 

De mon point de vue, il s’agit comme le pense Hegel, de prendre ou de garder le contrôle de sa réalité. Le temps marque le corps, l’esprit rivalise avec lui et le devance, le dépasse en imprimant son propre rythme.

Il ne s’agit pas de plaire, mais d’exister !

L’homme devient sujet en découvrant le reflet de sa réalité dans le monde. Il le prend à témoin. Je suis ce que je fais, je suis ce que je fais de moi. Plus que les  heures, les secondes, mes pensées et surtout mes actes me fondent et font de mon être un fait.

  » Cette conscience de lui même l’ homme l’ acquiert de deux manières: théoriquement, en prenant conscience de ce qu’ il est intérieurement, de tous les mouvements de son âme, de toutes les nuances de ses sentiments en cherchant a se représenter a lui-même tel qu’il se découvre par la pensée, et à se reconnaître dans cette représentation qu’ il offre à ses propres yeux, mais l’ homme est également engagé dans des rapports pratiques avec le monde extérieur, et de ces rapports naît également le besoin de transformer ce monde, comme lui même , dans la mesure où il en fait partie, en lui imprimant son cachet personnel. Et il le fait, pour encore se reconnaître lui même dans la forme des choses, pour jouir de lui même comme d’ une réalité extérieure. On saisit déjà cette tendance dans les première impulsions de l’ enfant : il veut voir des choses dont il soit lui même l’ auteur, et s’ il lance des pierres dans l’ eau, c’ est pour voir ces cercles qui se formes et qui sont son oeuvre dans laquelle il retrouve comme un reflet de lui même. Ceci s’ observe dans de multiples occasions et sous les formes les plus diverses jusqu’ à cette sorte de reproduction de soi même qu’ est une oeuvre d’ art. A travers les objets extérieurs il cherche a se retrouver lui même. Il ne se contente pas de rester lui même tel qu’ il est: il se couvre d’ ornements. Le barbare pratique des incisions a ses lèvres, a ses oreilles,il se tatoue … Toutes ces pratiques n’ ont qu’ un seul but : l’ homme ne veut pas rester tel que la nature l’ a fait. »

Hegel , Introduction à l’esthétique, chap II, in Esthétique.



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