Archives pour la catégorie Poesie

Gravité

Gravité
Tu tombes bien, mieux que l’homme qui se fâche
Tu lestes notre existence, tu l’emportes au tréfonds
Comme une étoile noire qui aspire sans relâche
Le suc créé de l’existence pour un voyage en Oblivion.
Vous pouvez manquer au temps
À son rendez-vous, jouer l’absent
Chercher à en gagner
En refusant de l’affronter
Mais lui ne sera jamais pris à défaut, les fourches caudines
Ou la faux, peu importe le bois ou la couleur de l’échafaud
Le sang du condamné est toujours une pluie fine
Qui goutte des planches bien après le grand saut
Vous ne pouvez échapper au temps
Seulement vous en saisir dans l’instant
Suivre le cocher du Kairos, son alter, et go !

Lestemps
Dans ses pas, danser avec le chaos
Gravité
Sema soma, disait le sage

 

 

Dire que

 

Dire que ou le rendez-vous manqué 

Dire que j’étais au rendez-vous
Mais toi, où étais-tu ?
Présent pour nous deux
Je suis resté seul
Il me faudrait renoncer
Et ne plus me retourner
Puis me défaire des beaux jours
Au vent des soupirs sans retour
Comment retirer ce qui nous tient ?
De la mémoire, le vif sibyllin
Se regarder en farce
Imaginer une trace
Au microscope, indu duo
Pouvoir rire du tableau
Dire que j’étais au rendez-vous
Mais toi, où étais-tu ?
Une impasse pour nous deux
Et je choisis ton adieu.

 

 

Shape on the Bridge

Bonjour,

Nicolas pourra deviner la musique qui porte mes maux. Avec bien des difficultés la douleur vient d’accoucher d’une traduction d’un indicible loin d’être ineffable.

Le titre pouvait être dust in the wind, mais ce serait précoce et rédhibitoire.

Shape on the bridge

Un instant plus tard n’être qu’à mourir
Se faire face, s’entreposer et entendre
Le cri sourd du corps se fendre
Puis le repos, l’absence comme seuls désirs
Sur le pont enjamber les mondes
Voir plus loin, trop loin pour un homme
Shape on the Bridge
Laisser couler l’eau rouge et salée
Des plaies détourner l’orbite
Mordre le silence comme une pépite
Se souvenir de l’homme qui a été
Sous le pont voir partir un monde
Loin de vous, être une ombre au loin
Shape on the Bridge
Étincelant cristal dans la rétine
Fixe l’eaurizon mais à peine l’oraison
Je conte mes plaies en moissons
Délicates et fragiles comptines
Vers le pont s’éloigner enfin
Loin de moi, si reconstruire
Shape on the Bridge

Un ajout, pour la plupart le visage d’il y a trois semaines est une illusion. Voici  le nouveau :

lundi27mai

 

Ma main vide

Ma main gauche par Julianne

Ma main vide

 

Ma main se souvient d’un demain

Qui n’a existé qu’au lointain

Elle porte encore l’écho de ta peau

D’avoir vibré d’un autre tempo

Elle n’a pas oublié ce grain particulier

Cette chair inconnue devenue sacrée

Mes deux mains parfois se rejoignent

Et dans un simulacre idoine

Rejouent un passé entrelacé

De soupirs et de murmures brisés

Mais l’espace reste infini et froid

Comme ma main vide de toi

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