Archives pour la catégorie Quid de l’ombre

Gravité

Gravité
Tu tombes bien, mieux que l’homme qui se fâche
Tu lestes notre existence, tu l’emportes au tréfonds
Comme une étoile noire qui aspire sans relâche
Le suc créé de l’existence pour un voyage en Oblivion.
Vous pouvez manquer au temps
À son rendez-vous, jouer l’absent
Chercher à en gagner
En refusant de l’affronter
Mais lui ne sera jamais pris à défaut, les fourches caudines
Ou la faux, peu importe le bois ou la couleur de l’échafaud
Le sang du condamné est toujours une pluie fine
Qui goutte des planches bien après le grand saut
Vous ne pouvez échapper au temps
Seulement vous en saisir dans l’instant
Suivre le cocher du Kairos, son alter, et go !

Lestemps
Dans ses pas, danser avec le chaos
Gravité
Sema soma, disait le sage

 

 

Du fard sur les images

L’effet Barnum ou Forer bien connu des psychologues renvoie à un effet de validation subjective
Qu’en pensez-vous, en lisant l’horoscope des Gémeaux de Christine Haas du 17 mai 2019 ? Je précise que j’ai un grand respect pour cette astrologue de RTL qui avait vu dans le ciel astral de mon épouse que son doctorat ne lui donnerait pas de travail mais que sa voie professionnelle serait ailleurs, bien loin des paillasses et des expérimentations scientifiques. Pour ce qui me concerne, elle m’avait ouvert le yeux sur cette avenir dans la graphologie, qui même de façon laborieuse n’est pas resté lettre-morte.
Voici l’horoscope du premier jour du reste de ma vie :
Gémeaux
J’y vais, j’y vais pas ? Vous êtes hésitant, pour ne pas dire ambivalent vis-à-vis d’un travail qui, apparemment ne vous convient plus, vous voulez autre chose. Mais en même temps, vous avez la flemme et vous n’avez pas envie de faire le moindre effort, surtout 1er décan. En outre, Mars vous dit de vous accrocher et de trouver votre intérêt dans ce travail : il semble qu’il y en a un et que si vous le découvrez, vous serez moins tenté de l’envoyer promener.
Qu’en conclure ?
En 1950, le psychologue américain Forer avait testé sa théorie sur ses étudiants, en proposant un texte type que chacun a perçu comme lui étant destiné. Selon trois critères principaux ;
_ Penser que le texte ne vaut que pour soi
_ Accorder de la valeur à celui qui propose l’analyse
_ Permettre à chacun une lecture optimiste de ce qui est dit
Par ma propre expérience, j’ajoute une lecture qui a posteriori donne du sens. Ainsi l’horoscope du jour me disait de ne pas aller faire cette heure isolée voire même de ne pas prendre ma moto…
Ridicule ! Les déterminismes qui ont fait mon accident, pouvaient en un souffle de changement tout aussi bien l’interdire. Aucune fatalité, aucun destin, seule la réalité âpre du possible contingent devenu désormais nécessaire.
Alors que faire de cet « heureuxscope ou malheureuxscope » ?
Je crois qu’il s’agit de saisir toute occasion de se découvrir au sens, non d’une réponse mais d’une recherche de soi, de sa sincérité envers soi. Suis-je celui que je prétends être, celui que je voulais, voudrais être ?
Le professeur du Lycée Marteroy se reconnaîtrait-il dans celui de 5Jo ? Étranger à soi plus qu’aux autres. J’y vais dans cette vie qui ne me ressemble pas/plus ou J’y vais pas et j’assume cette errance en identité perdue.
La quête de soi n’attend pas de réponse ou n’entend pas l’évidence…
Far from the pictures VS fard sur les images

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Ma main vide

Ma main gauche par Julianne

Ma main vide

 

Ma main se souvient d’un demain

Qui n’a existé qu’au lointain

Elle porte encore l’écho de ta peau

D’avoir vibré d’un autre tempo

Elle n’a pas oublié ce grain particulier

Cette chair inconnue devenue sacrée

Mes deux mains parfois se rejoignent

Et dans un simulacre idoine

Rejouent un passé entrelacé

De soupirs et de murmures brisés

Mais l’espace reste infini et froid

Comme ma main vide de toi

Les fleurs de Clara Luciani

Les Fleurs

Les fleurs

La beauté est indicible, presque ineffable. Pourquoi et comment mettre en mots une réalité qui vaut par elle-même, qui n’a pas besoin de nous, de notre regard pour exister. Ainsi devant l’expérience esthétique, chacun cherchant à en rendre compte, s’en éloigne nécessairement, inéluctablement.

Si la beauté touche les sens au cœur de l’être, le beau lui (davantage culturel) rencontre l’esprit. On peut définir, codifier le beau, il est culturel, mais la beauté est insaisissable, ce serait vouloir toucher les cornes de l’escargot.

C’est ce que je croyais, jusqu’à la chanson de Clara Luciani, les Fleurs.

Si vous l’écoutez attentivement, vous ferez comme moi l’expérience troublante d’une évidence muette, d’une vérité précieuse. Elle met en mots, en musique, en bouche, le percept de l’émotion esthétique, elle parvient à nous le faire partager, à le faire « vibre » comme personne.

Envier la beauté muette des fleurs, car nous cherchons vainement le salut, le sauvetage de l’instant, mission impossible, sinon par la poésie, mais au prix du sens.

Avec Clara, c’est la vie silencieuse de la « Nature morte » qui nous montre le chemin d’une plénitude qui emporte avec elle notre inquiétude ontologique.

Merci pour ces moments magiques répétés à l’envi !

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